AccueilPresseContact
 
Clinique et Maternité Sainte-Elisabeth - Namur | Accueil
Infos pratiquesServices et médecinsExamens
Nous connaîtreHospitalisationConsultations

CMSE - Imagerie médicale
Foyer Saint-François
Résidence Les Lauriers
Fondation Sainte-Elisabeth
Réseau Santé Wallon
Caritas - Hôpital Solidaire
Solidarité & Espoir
Services et médecins > Services médicaux > Gastro-entérologie > Examens > Colonoscopie

Colonoscopie

Définition

La colonoscopie (ou coloscopie) est l'introduction par l'anus d'un appareil optique (avec source de lumière froide externe) pour examiner tout le cadre colique et éventuellement la dernière anse grêle.

Cela permet de visualiser les lésions, de les photographier et les biopsier.

Il est possible d'effectuer un traitement :

  • enlever un polype (polypectomie)
  • dilater au niveau de la région rectale
  • faire du laser
  • trouver et traiter une source de saignement

Lieu et durée de l'examen 

Soit au B2 (consultation de Médecine Interne).

Soit en salle d'opération (quand l'examen se réalise sous Diprivan® - il s'agit d'une anesthésie générale intraveineuse à action brève avec un rapide début d'action)Durée : 20 à 45 minutesN.B. : pour les bébés et les petits enfants (jusque 10-11 ans) : sous anesthésie générale en salle d'opération.

Précautions avant l'examen (conseils, effets secondaires)

Attention aux anticoagulants : risque hémorragique. S'ils ne sont pas stoppés à temps, ils peuvent faire postposer l'examen.

Si le patient est atteint de diarrhée infectieuse, d'hépatite, de SIDA, de tuberculose : à signaler pour une question d'organisation de programme (éviter contamination).

Hémostase complète (au moins PTT, temps de saignement, plaquettes).

Si le malade est diabétique : voir perfusion et médication spécifique ce jour-là car le malade reste à jeun la plus grande partie de la journée.

Veiller à ce que le malade effectue correctement la préparation requise. La quantité de liquide et le rythme auquel il a bu ont de l'importance.

Pour les malades cardiaques, il est souvent nécessaire de scinder la dose de PEG (suivant l'avis médical).

Si préparation au Mannitol : + ATB résorbables afin d'éviter le risque d'explosion colique (car gaz coliques parfois inflammables). JAMAIS de Mannitol avant une polypectomie.

Préparation spécifique

Les trois jours qui précèdent l'examen :

  • régime sans résidu (ni fruit ni légume; pain et uniquement blanc grillé ou biscottes)


La veille de l'examen :

  • suivant avis médical mais le  plus souvent (ou sans avis contraire) : Colopeg® ou Kleanprep®
  • préparation de base : 4 litres
  • 1 sachet de poudre est dilué dans un litre d'eau bien froide
  • 1 litre est à boire en maximum 1 heure
  • répéter l'opération 3 fois
  • prendre les 3 sachets entre 16 et 19 h
  • il est important de boire toute la quantité de liquide
  • vers 21h, on peut prendre 2 yaourts natures
  • le patient doit boire régulièrement. S'il n'y arrive pas, il faut lui placer une sonde gastrique après avis médical
  • surveiller la tension artérielle et les nausées/vomissements
  • si le patient a des nausées, il ne doit pas s'arrêter de boire
  • si, en continuant, les nausées persistent, demander à l'assistant si l'on peut faire du Primperan® (ou similaire).

N.B. : l'absorption du produit ainsi que le fait d'éliminer font que les patients ont souvent une sensation de froid intérieur (parfois intense);
si le patient présente une anus artificiel, vous pouvez appeler Bernadette HAMOIR, l'infirmière stomathérapeute (Bip 170287) dès l'arrivée du patient dans le service.

Le jour de l'examen :

  • prendre le dernier sachet entre 6 et 7 h
  • le patient doit être à jeun strict.

Avant de quitter le service d'hospitalisation :

  • placer une perfusion si le patient n'en a pas (1/4 NaCl 9°/°° le plus souvent)
  • effectuer la prémédication
  • faire venir les patients en lit car ils ont des calmants en plus pendant l'examen et ils sont ballonnés à cause de l'insufflation réalisée pendant l'examen
  • nouvelle préparation : « Phosphosoda » : 1 fl. dans un verre d'eau, la veille au soir (20 h 00) puis boire 3 grands verres de liquide (eau de préférence)
  • à 8 h du matin, boire 1 fl. de « Phosphosoda » dans 200 cc d'eau puis à jeun
  • si crampes importantes  : demander avis médical.

Au début de l'examen, dans la salle d'endoscopie

  • le médecin met du produit anesthésique au niveau de l'anus
  • une dose de calmant est donnée au patient
  • soit en début, soit en cours d'endoscopie (quand on se trouve au bas fond caecal) : anticholinergique (le plus souvent Buscopan® simple en intraveineux).

Déroulement de l'examen

Introduction de l'endoscope par l'anus.

Progression sous contrôle de la vue dans le côlon jusque dans la caecum (si l'endoscope est assez long, et s'il n'y a pas d'obstacles techniques : sténoses infranchissables, enroulement du coloscope dans le sigmoïde) : la vision à l'aller est essentiellement destinée à la progression de l'endoscope (seule cette partie-ci de l'examen peut être douloureuse).

Lors du retrait, examen en détail de tout le côlon, si possible en ne méconnaissant aucune zone aveugle ; biopsies si nécessaires ; exérèse d'un polype si besoin (partie de l'examen habituellement non douloureuse).

Exérèse d'un polype colique : quand l'endoscope est au niveau du polype, on passe (à travers le canal de l'endoscope) les accessoires qui permettront de sectionner, d'électrocoaguler, puis de récupérer le polype. Le polype est toujours envoyé à l'anapathologie, pour examen histopathologique.

Surveillance après l'examen

Voir si douleurs et localisation.

N.B. :  si le malade est ballonné (dû à l'insufflation pendant l'examen) :

  • le laisser couché à plat
  • jambes fléchies si coliques
  • lui demander de se tourner toutes les 5 à 10 minutes d'un côté, puis de l'autre, ou sur le dos. Cela favorise l'élimination des gaz
  • position couchée au moins pendant 1 heure après l'examen à cause des calmants et le temps de faire des gaz (voir ordres médicaux).

Alimentation : suivre d'abord la feuille de route. Habituellement : le patient peut boire ½ heure après l'examen et peut manger "léger" le jour-même, déjà 1 heure après l'examen.

Conscience : selon la dose de Diprivan®. Si Diprivan®, répéter plusieurs fois les consignes, car la mémoire ne se fixe pas.

Si polypectomie : pulsations / tension artérielle toutes les ½ heure, puis toutes les 3 heures jusqu'au lendemain.

Patient hospitalisé jusqu'au lendemain :

  • il doit rester couché jusqu'au lendemain matin (pour effectuer une compression par poids des organes)
  • ne pas se lever ni pour uriner ni pour aller aux toilettes (selon l'état du patient)
  • surveiller des éventuels saignements par l'anus : si plus que quelques filets de sang, le signaler au médecin.

Heure de départ : après polypectomie : ils doivent passer la nuit pour surveillance. Si rien de spécial, les patients peuvent normalement partir après le petit déjeuner (cf. avis médical). Pour les autres : idéalement, ils doivent être accompagnés (ne pas conduire eux-mêmes leur véhicule), sinon, ils doivent attendre 2 à 3 heures avant de pouvoir reprendre le volant (cf. avis médical). Oter la perfusion : ½ heure ou 1 heure après l'examen.

Effets secondaires possibles

Somnolence due aux calmants.

Douleurs abdominales (dues à l'air insufflé dans l'intestin : cela donne des coliques). Si persistent après l'émission de gaz : à signaler.

Sensation de bouche sèche et de soif : provient des anticholinergiques (Buscopan® pendant l'examen) et de la préparation.

Après polypectomie, si saignements (+ que quelques filets de sang) ou douleurs : dire au malade de le signaler et avertir le médecin.

De plus en plus, les colonoscopies sont effectuées sous Diprivan®.

Avant l'examen : électrocardiogramme - radiographie du thorax - biologie (hémogramme - coagulation).

 

Centre
Evénements
Emplois et stages
Plans
Nos publications
Accueil | Plan du siteFAQ
Vie privéeCopyrightHONcodeWebmaster