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Services et médecins > Services médicaux > Cardiologie > Examens > Electrophysiologie cardiaque

L'électrophysiologie cardiaque

Définition

Examen cardiaque invasif réalisé par voie veineuse et dans de rares indications par voie artérielle rétrograde. L'électrophysiologie cardiaque fait partie de l'ensemble de la rythmologie au même titre que le pacing, l'électrocardiogramme, etc.

Il s'agit d'une procédure réalisée sous contrôle radiographique qui étudie le rythme cardiaque aux étages supraventriculaires et ventriculaires. Trois sondes sont mises en place sous contrôle de scopie à des endroits prédéfinis et sont raccordées à une baie qui enregistre les signaux endocavitaires. Ces signaux sont analysés au fur et à mesure de l'avancée de l'examen afin de déterminer l'origine et les mécanismes des arythmies.

La procédure est en général longue (jusqu'à 2 heures).

Indications

  • Bilan de troubles de la conduction (bloc auriculo-ventriculaires, sino-auriculaires)
  • Bilan de bradycardies
  • Bilan de syncope, de mort subite ou de syndrome de Bruggada
  • Bilan de tachycardies :
    - supraventriculaires : fibrillation auriculaire, tachycardie atriale, tachycardie jonctionnelle, maladie de Bouveret, flutter auriculaire, faisceaux accessoires cachés ;
    - ventriculaires : tachycardie ventriculaire et fibrillation ventriculaire chez des patients dont la mise au point coronarienne est négative ou après revascularisation, mise au point des mécanismes de micro ou de macro-réentrées, réalisation d'une cardioversion électrique interne de fibrillation auriculaire.

Ses buts sont multiples

  • Etudier la conduction cardiaque antérograde et rétrograde, les périodes réfractaires du nœud sinusal, de l'oreillette, du nœud auriculo-ventriculaire et du ventricule et la fonction sinusale du cœur
  • Etudier les mécanismes et les voies de passage des différentes tachycardies (supraventriculaires, ventriculaires)
  • Déterminer le traitement adéquat dans la situation clinique du patient, soit :
    - abstention de prises de médications ;
    - prise de médicaments ;
    - implantation d'un pace-maker définitif à double ou triple chambres ou d'un pace-maker défibrillateur ;
    - réalisation d'une ablation par radiofréquence dans le cadre des tachycardies.

Préparation du patient

  • Nécessité d'être à jeun 6 heures avant la procédure
  • Rasage fémoral bilatéral en short américain
  • Mise en place d'une perfusion à distance des articulations et entre autre du pli du coude
  • Dans la mesure des possibilités, mettre le patient sous monitoring électrocardiogramme avant l'examen
  • Ne pas administrer d'héparine à bas poids moléculaire (Clexane, Fraxiparine, Fraxodi le jour de la procédure et arrêt du Sintrom au minimum 2 jours avant)
  • Sur ordre médical :
    - réalisation d'une prise de sang (hémogramme, coagulation dont PTT et INR, ionogramme dont potassium, hormonologie thyroïdienne) ;
    - réalisation d'un test de grossesse chez les femmes en âge de procréer même si elles prennent une méthode de contraception efficace ;
    - réalisation d'un électrocardiogramme de repos.

Installation du patient sur la table d'examen

  • Décubitus dorsal plat, les mains le long du corps
  • Placement d'un monitoring tensionnel et de saturométrie en oxygène non invasif
  • Mise en place de 10 électrodes (4 périphériques et 6 précordiales) pour enregistrement en continu d'un électrocardiogramme 12 dérivations afin d'obtenir une corrélation entre l'activité électrique intracardiaque et endocavitaire
  • Désinfection locale
  • Mise en place des champs stériles

Déroulement de l'examen

Après réalisation d'une anesthésie locale à l'aide de Xylocaïne 2 % et administration de 2500 UI d'Héparine conventionnelle, le médecin place les introducteurs par lesquels les sondes seront insérées jusqu'au cœur.  La procédure diagnostique est en principe indolore, mais la progression des sondes dans des veines collatérales peut provoquer une gêne locale.

Le diagnostic se fait à l'aide de différents protocoles de stimulation soit à l'étage auriculaire ou ventriculaire.  Parfois, l'utilisation de médications est nécessaire pour l'affiner telles que Isuprel, Atropine, Ajmaline, Adénocor.

A la fin de la procédure, la situation et le traitement proposés sont expliqués au patient et le médecin enlève les introducteurs et mise en place d'un pansement compressif.

Mesures de précautions à prendre après le retrait des introducteurs veineux

  • Alitement strict durant 6 heures avec le membre ponctionné dans le prolongement du corps, sans le plier,
    dossier du lit à maximum 30° durant la période d'alitement
  • Vérification des paramètres hémodynamiques régulière et du membre ponctionné
  • A jeun pendant les deux heures qui suivent la mise en place du pansement compressif
  • Mise du patient sous monitoring ECG et d'un électrocardiogramme 12 dérivations de repos le lendemain
  • Les recommandations à donner au patient pour les jours qui suivent sont les mêmes que celles à expliquer après une coronarographie ou une angioplastie coronaire
  • Si réalisation d'une cardioversion électrique interne de fibrillation auriculaire, le patient devra passer par le service de consultation de cardiologie afin d'évaluer l'état du péricarde par échographie cardiaque transthoracique
  • Sur prescription médicale : administration d'HBPM 6 heures après la fin de la procédure
  • De manière générale, toujours se référer à la feuille de suivi qui accompagne le patient lors de son retour de salle

Principales complications possibles

  • Hématome local
  • Perforation myocardique avec risque de tamponnade
  • Malaise vagal
  • Infection locale
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